ACTUALITES 2010
|
Retraites : La FGAF contre un alignement public privé
|
saut
Com-Presse FGAF
| |
Consciente des difficultés financières des régimes de retraite, dues en grande partie à la triade démographique : natalité, allon gement de la vie, vieillissement de la population, qui impacte :
- L’allongement du temps passé à la retraite (10 ans de plus pour ceux nés en 1970) ;
- L’indicateur de dépendance démographique (10 actifs pour 5 retraités en 2015, mais 10 pour 7 en 2040) ;
la FGAF ne peut pour autant accepter, que les fonctionnaires de l’Etat soient déjà désignés comme les seuls responsables du déficit budgétaire à horizon 2050 et jetés en pâture à la vindicte populaire.
UN BREF RETOUR EN ARRIERELa mise en place des systèmes de retraite a été longue et variée, avec des conceptions très différentes :
- Assurantielle pour les salariés du secteur privé (69% des actifs) et fondée sur la répartition ;
- Patrimoniale pour les non-salariés (10% des actifs) ;
- Statutaire pour les agents du secteur public (21% des actifs) et fondée sur la budgétisation pour les fonctionnaires de l’Etat, car leur retraite est définie comme un prolongement de la période d’activité.
La FGAF tient par conséquent à rappeler que ce sont les élus de la Nation qui ont fait le choix initial du régime des fonction naires de l’Etat, au sortir de la Deuxième guerre mondiale, et qu’ils ont alors privilégié la facilité : la budgétisation qui permettait de consacrer la totalité des ressources de l’Etat à la reconstruction de la France. Mais les Trente glorieuses ont pris fin en 1973, sans que le système ait été consolidé.
La FGAF tient aussi à rappeler :
- Que tous les fonctionnaires contribuent à l’effort de solidarité nationale pour les chômeurs, alors que les fonctionnaires ont la sécurité de l’emploi.
- Que la CNRACL (caisse des fonctionnaires des collectivités locales) est depuis des années largement sollicitée pour renflouer les régimes déficitaires (mineurs, mais aussi marins, RATP, SNCF, …).
- Que la solidarité qui s’est exercée, non seulement au sein des régimes ou entre les régimes, mais aussi et surtout entre les générations, a permis entre 1970 et 1990 d’augmenter deux fois plus vite les revenus des parents retraités que celui des enfants actifs, pour amener, en 1995, ces revenus au 3e rang européen.
LA POSITION DE LA FGAFCompte tenu de la spécificité des missions exercées par les fonctionnaires (indispensables au maintien de la cohésion nationale et à l’attractivité économique de la France) et après la réforme calamiteuse de 2003, qui n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière pour le nouveau régime additionnel, la FGAF récuse tout alignement factice entre les régimes de retraite du public et du privé fondés sur des logiques différentes, alignement qui ne vise qu’à éroder à nouveau le montant des pensions des fonctionnaires.
Dans ce contexte :
- Elle tient à réaffirmer son attachement à l’ouverture des droits à pension dès l’age de 60 ans, permettant à chacun de se déterminer en fonction de sa situation personnelle.
saut
- Elle considère en outre qu’il est impératif de réfléchir à la pénibilité du travail dans la Fonction publique, aux risques inhérents à certaines professions et à la part de la valeur ajoutée, résultant de l’action des services publics.
saut
- Elle réclame enfin le maintien du calcul de la pension sur la base de l’indice du grade rémunéré lors des 6 derniers mois d’activité (fonction publique de carrière oblige) et des dispositions qui permettent de compenser partiellement les inégalités des pensions perçues par les hommes et les femmes.
La FGAF attend de l’Etat qu’il assume les termes du contrat implicite qu’il a passé avec ses fonctionnaires au moment de leur recrutement et ne ruine pas des années d’effort consacrées au service du public, qui leur a permis d’acquérir ce droit.
| Télécharger le Com-Presse de la FGAF |
| |
 |